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La violence envers le personnel médical est de plus en plus présente: "Certains patients ont l'impression qu'on minimise leur état de santé"

 

Après l'agression violente d'une infirmière la semaine dernière dans un hôpital de Charleroi, du personnel soignant a souhaité témoigner sur notre antenne d'une violence de plus en plus présente dans les hôpitaux. Une violence qui ne s'inscrit pas dans les statistiques mais qui se vit au quotidien pour ces professionnels des soins. Nous avons contacté plusieurs hôpitaux Wallons et Bruxellois, aucun n'annonce une hausse des faits de violences, mais tous renforcent progressivement leurs services de gardiennage.

Si les statistiques n'augmentent, selon le personnel, c'est parce que tous ces faits ne sont pas consignés dans des rapports. "On ne ferait plus que ça", déclarent nos témoins. Des infirmiers et infirmières qui témoignent pour faire prendre conscience que cette violence et cette agressivité se fait au détriment des soins des patients.

 

Des patients violents à domicile

Gaby Francken est infirmière à domicile. Elle confirme cette situation. Elle subit la violence de certains patients, notamment ceux atteints de la maladie d'alzheimer...

"Il y a des fois où le patient ne comprend pas qu'il vaut mieux être soigné et il n'est pas d'accord, alors il va me donner des coups de pieds ou me griffer et il va avoir recours à une violence verbale", décrit Gaby ce jeudi matin sur Bel RTL.

Et de poursuivre: "Beaucoup de patients sont dans un flash back, ils sont dans les émotions de la deuxième guerre mondiale et alors qu'ils ont été sans doute témoins de violence, ces émotions remontent à la surface."

 

La violence est aussi au service des urgences

Franck, lui, travaille aux urgences. Il explique que les familles des patients posent parfois problème: "Certains patients ont parfois l'impression qu'on minimise leur état de santé ou leur blessures ou autres. Et cela peut très vite partir en sucette. Ils préviennent les membres de leur famille, des personnes qui arrivent à une dizaine ou quinzaine. Ils demandent à s'entretenir avec un médecin responsable ou l'infirmier en charge et tout de suite ils s'emportent, parce qu'ils ont l'impression qu'on ne s'occupe pas du patient", déplore Franck.

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