L'échevin Sonnet démissionne à Charleroi: il avait oublié de payer ses impôts...

HAINAUT  mer 14 jan

Il est poursuivi pour avoir négligé de rentrer ses déclarations fiscales pendant les années 2002 à 2006, soit pour les revenus des années 2001 à 2005.      

La Chambre du Conseil de Charleroi a décidé, lundi, qu'il existait à ce propos des charges suffisantes pour justifier son renvoi en correctionnelle.      


A la base des soupçons? Une plainte provenant d'un autre parti...

Selon les premières informations, c'est à la suite d'une plainte provenant d'un élu d'un autre parti politique que le parquet a ouvert une information, avant de mettre le dossier chez la juge d'instruction Jacqueline De Mol. Une perquisition avait alors eu lieu, menée tant au domicile de l'échevin carolorégien qu'à son cabinet échevinal. Il avait également été entendu par les autorités judiciaires, en juin 2008.      


Philippe Sonnet ne conteste pas

Philippe Sonnet ne conteste pas les faits, évoquant une négligence répétée de sa part, ce qui lui avait valu, dit-il, d'être imposé d'office. "Ma situation est maintenant régularisée sur ce plan là et je suis actuellement à jour pour ce qui concerne ce que je devais encore aux impôts", précise-t-il encore.      

Il semble que le total de ce qui avait été réclamé à l'élu carolorégien s'élevait, avec les amendes dues pour ces différents retards et ces impositions d'office, à plus de 50.000 euros.      


Au PS, on pense que c'est "logique", voire "inévitable"

La démission de Philippe Sonnet était "logique et inévitable", a déclaré Paul Magnette, président de l'Union communale socialiste à Charleroi, aux journaux télévisés francophones.
 
"On a toujours dit qu'il ne doit pas y avoir d'inculpé dans le collège. Sur le plan juridique, c'est le cas le plus grave qu'on ait connu ici à Charleroi, c'est plus grave qu'une inculpation. La démission est logique et inévitable", souligne Paul Magnette.     


Au cdH, on est plus clément

De son côté, le bourgmestre cdH Jean-Jacques Viseur se montre plus compréhensif. "C'est un métier difficile. A certains moments, la dépression peut toucher les gens et lorsque la dépression est là, elle peut amener des comportements qui ne sont pas compréhensibles, qui ne sont pas excusables mais qui montrent que les hommes politiques restent des hommes".

Philippe Sonnet était échevin de Charleroi depuis les élections communales d'octobre 2006. Après quelques mois, la tripartite PS-MR-cdH avait implosé, quelques jours avant les élections fédérales de 2007, avant de se reformer avec la même coalition.