Visite en Irak du vice-président élu américain Joe Biden
Le vice-président américain élu Joe Biden est arrivé lundi à Bagdad et a rencontré le président irakien Jalal Talabani, a annoncé la télévision publique Al-Iraqiya.
M. Biden, qui voyage en compagnie du sénateur républicain Lindsey Graham, effectue officiellement une tournée en tant que président sortant de la commission des Affaires étrangères du Sénat.
Ni l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, ni l'armée américaine, ni les services de Jalal Talabani n'ont voulu confirmer la rencontre.
La visite en Irak de M. Biden, qui doit prendre ses fonctions au côté du président élu Barack Obama le 20 janvier, est la troisième étape d'un périple qui l'a mené d'abord au Pakistan, puis en Afghanistan, dont il a rencontré les dirigeants respectifs.
Aucun détail n'a été dévoilé sur la teneur de sa visite en Irak ni quand il en repartirait.
Il s'était déjà rendu en septembre 2007 en Irak, à Ramadi, dans la province d'Al-Anbar au moment où les premières effets de la nouvelle stratégie de contre-insurrection et de l'envoi de troupes supplémentaires (le "surge" en anglais) commençaient à se faire ressentir.
Environ 146.000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak, dont un des fils de M. Biden, Beau.
L'Irak a repris le 1er janvier le contrôle des opérations de sécurité sur son territoire et les troupes américaines doivent désormais demander la permission aux Irakiens pour toute opération militaire.
Cette prise de contrôle par les Irakiens intervient au moment où les violences sont au plus bas depuis février 2006, confirmant l'amélioration progressive de la sécurité dans le pays, en particulier à Bagdad.
Samedi, M. Biden s'était entretenu avec le président afghan Hamid Karzaï et des militaires américains de la lutte contre les talibans et de la reconstruction de l'Afghanistan, où environ 35.000 soldats américains sont déployés pour soutenir le gouvernement pro-américain face à la rébellion menée par les talibans.
Les Etats-Unis ont annoncé fin décembre l'envoi en Afghanistan de 20.000 à 30.000 soldats supplémentaires, dont les premiers viennent d'arriver.
La veille, le vice-président élu américain était à Islamabad, où il avait assuré les dirigeants pakistanais que la prochaine administration Obama les aiderait à combattre les islamistes, ont indiqué des responsables pakistanais.








