Affaire SMS: mandat d'amener signifié dimanche soir à Antoine Nivaggioni
Le fondateur de la SMS Antoine Nivaggioni, arrêté vendredi à Ajaccio après 14 mois de cavale dans une affaire d'escroquerie, se verra signifier son mandat d'amener dimanche soir par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), a-t-on appris de source judiciaire.
Le fondateur de la Société méditerranéenne de sécurité (SMS) sera ensuite transféré "dans un délai de quatre jours" à Marseille où il sera présenté au juge d'instruction chargé de l'affaire à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), a-t-on ajouté de même source.
Selon son avocat Me Antoine Sollacaro, joint en Corse, M. Nivaggioni devrait être transféré à Marseille lundi.
"La garde à vue s'est bien passée, il n'y a pas eu d'incident et mon client s'est expliqué en partie sur ce qui lui est reproché", a déclaré l'avocat.
Arrêté vendredi soir en Corse au terme de 14 mois de cavale, Antoine Nivaggioni avait été transféré aussitôt à la brigade de recherche des fugitifs à la Direction de la police judiciaire, basée à Nanterre.
M. Nivaggioni, au coeur d'une affaire de marchés frauduleux et de détournement de fonds, avait été arrêté dans la rue, près de l'hôpital d'Ajaccio, par des policiers, après des mois d'enquête et de surveillance de ses proches.
Au moment de son interpellation, il portait une perruque et était avec sa compagne, qui a été relâchée. Il n'avait pas d'arme et n'a pas opposé de résistance.
Dans un entretien accordé au magazine Corsica en novembre, le fondateur de la SMS s'était dit prêt à se rendre devant la justice pour s'expliquer, niant avoir bénéficié de marchés truqués et se présentant comme la victime d'une "guerre des polices".
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) enquête depuis fin novembre sur le rôle joué par d'ex-agents des Renseignements généraux dans l'enquête sur la SMS. Ils sont soupçonnés d'avoir aidé M. Nivaggioni à échapper à un coup de filet des enquêteurs à la fin 2007.








