L'ex-nationaliste corse Antoine Nivaggioni entendu à Paris dans l'affaire SMS

FRANCE  sam 10 jan

Le fondateur de la SMS Antoine Nivaggioni, arrêté vendredi soir à Ajaccio après 14 mois de cavale dans une affaire d'escroquerie, a été transféré dans la nuit à Paris pour y être entendu avant de revenir à Marseille, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Antoine Nivaggioni est entendu à la brigade de recherche des fugitifs à la Direction de la police judiciaire. Sa garde à vue durant 48 heures, il devrait revenir à Marseille d'ici dimanche soir pour être présenté au juge d'instruction en charge de l'affaire à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) , a-t-on précisé de sources judiciaires.

Le fondateur de la Société méditerranéenne de sécurité (SMS), au coeur d'une affaire de marchés frauduleux et de détournement de fonds, a été arrêté dans la rue, près de l'hôpital d'Ajaccio, vendredi vers 19H00, par des policiers du Raid en civil, après des mois d'enquête et de surveillance de ses proches.

Il portait une perruque et était avec son compagne au moment de l'interpellation, a-t-on indiqué de source policière. Cette dernière a été relâchée. Les policiers du Raid avaient pour instruction de l'interpeller dès qu'il était aperçu, "ce qui a été fait" a ajouté la même source, M. Nivaggioni ne portant pas d'arme et n'ayant opposé aucune résistance.

Dans un entretien accordé au magazine Corsica en novembre, M. Nivaggioni, fondateur de la SMS au début des années 2000, s'était dit prêt à se rendre devant la justice pour s'expliquer, niant avoir bénéficié de marchés truqués et en se présentant comme la victime d'une "guerre des polices".

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) enquête depuis fin novembre sur le rôle joué par d'ex-agents des Renseignements généraux dans l'enquête sur la SMS. Ils sont soupçonnés d'avoir aidé M. Nivaggioni à échapper à un coup de filet des enquêteurs à la fin 2007.