La révolution n'a pas échoué, mais des temps durs attendent Cuba selon Raul Castro

INTERNATIONAL  jeu 1 jan

Le président cubain Raul Castro a assuré que la révolution communiste lancée il y a 50 ans à Cuba par son frère Fidel n'avait pas échoué comme l'estiment les Etats-Unis, mais a annoncé de nouveaux temps durs pour les Cubains.

"Nous n'avons pas eu de paix, nous n'avons pas eu de calme", a déclaré Raul Castro mercredi à la télévision, à la veille du 50e anniversaire de la révolution. "L'ennemi dit que le socialisme a échoué, pourquoi ne nous laisse-t-il pas tranquilles afin que nous puissions lutter sur un pied d'égalité?".

Le président cubain, 77 ans, devait prendre part jeudi à Santiago de Cuba aux festivités du cinquantenaire de l'une des dernières révolutions marxistes au monde, qui a porté son frère Fidel Castro, aujourd'hui âgé de 82 ans, au pouvoir. Le "Lider Maximo" n'a pas fait d'apparition publique depuis sa maladie en juillet 2006 qui l'a forcé à se retirer du pouvoir au profit de Raul Castro.

L'économie cubaine est handicapée depuis 47 ans par un embargo économique américain, et la situation s'est encore dégradée après la chute de l'Union soviétique, principale alliée de Cuba, en 1991.

"Cela n'a pas été un échec, même dans ces conditions. Ce fut un combat de tous les instants", a insisté Raul Castro, demandant aux Cubains d'être fiers d'avoir fait face à l'embargo américain.

"S'il y a un peuple capable de faire face à des situations comme celle-ci, c'est bien le nôtre", a-t-il martelé. La révolution marxiste, a-t-il estimé, "a apporté de nombreuses choses positives, mais, en même temps, pose des problèmes que nous devons affronter".

Selon le président, les principaux défis sont notamment la production alimentaire et les exportations, qui doivent être augmentées.

"Le sentiment de joie est immense", a encore dit Raul Castro à la veille de son discours de Santiago. "Mais nous avons encore beaucoup à faire".

"Il ne faut pas croire que dorénavant, tout sera facile. Peut-être que dorénavant, ce sera encore plus difficile", a-t-il prévenu.