Inge Vervotte: pourquoi Reynders reste ?
Ouf ! Tout juste ! Le gouvernement Van Rompuy I est bouclé en même temps que cette année de crise. La Belgique n'aura même pas besoin de cette seconde supplémentaire que les scientifiques vont rajouter entre 2008 et 2009 (voir article). Les serments au Roi, le premier Conseil des ministres, la photo de famille et, ce matin, les déclarations gouvernementales devant la Chambre et le Sénat . Après, enfin, les ministres pourront filer chez le traiteur pour le faisan aux airelles ou le saumon frais. Avant de dresser la table, dressons un bilan de ces folles dernières journées.
Quatre changements de ministres entre l'équipe Leterme I et l'équipe Van Rompuy
Nous avons donc un gouvernement. Celui-ci diffère du précédent sur quatre postes ministériels. Les trois premiers changements concernent des ministres CD&V. Herman Van Rompuy, ancien président de la Chambre, remplace Yves Leterme à la tête de l'exécutif. Stefaan De Clerck (Parcourez son CV) se substitue à Jo Vandeurzen (victime du 'Fortisgate') comme ministre de Justice. Steven Vanackere (Parcourez son CV) remplace Inge Vervotte à la Fonction Publique.
Enfin, le quatrième changement concerne l'Open VLD. Guido De Padt (Parcourez son CV) devient ministre de l'Intérieur à la place de Patrick Dewael (Parcourez son CV). Ce dernier remplace Herman Van Rompuy à la présidence de la Chambre. Voilà, la boucle est bouclée. Vous remarquerez que tous les ministres francophones restent en place, y compris Didier Reynders.
Le cas Inge Vervotte
La désormais ex-ministre de la Fonction publique a suscité l'émoi, ce mardi. Elle a en effet refusé de rempiler à son poste, par solidarité avec les ministres démissionnaires et issus du même parti qu'elle, le CD&V, Yves Leterme et Jo Vandeurzen.
La jeune ministre démissionnaire a pris cette décision pour des raisons humaines, précise-t-elle, rappelant les efforts menés avec MM Leterme et Vandeurzen lors de leurs campagnes de 2003, 2004 et 2007, qui ont mené le CD&V à la victoire en juin 2007. Les "préjudices humains et politiques" portés à Yves Leterme et Jo Vanderuzen m'ont poussée à réfléchir profondément, souligne Inge Vervotte.
Evoquant les valeurs fondamentales que sont à ses yeux la coopération, la confiance et la loyauté en politique, elle souligne n'avoir jamais voulu mener une carrière individuelle au sein du parti et du gouvernement. Ces conditions de base ne sont plus remplies aujourd'hui à ses yeux.
Mais, dans son départ, Inge Vervotte n'a pas manqué de décocher quelques flèches. Toutes en direction des libéraux. La première visait Patrick Dewael. Pourquoi Leterme et Vandeurzen doivent-ils s'en aller pour faute, alors que le ministre de l'Intérieur, impliqué dans l'affaire des nominations contestées de secrétaires à la direction de la police fédérale, s'est lui reconverti au poste hautement symbolique de président de la Chambre.
La deuxième flèche a visé Reynders. Pourquoi Fortis fait-elle tomber Leterme et Vandeurzen mais pas le ministre des Finances, pourtant en première ligne dans le sauvetage du bancassureur belge ? "Je ne pouvais pas accepter que seuls les CD&V doivent partir alors que les autres pouvaient rester. Lorsque il a été clair que Dewael et Reynders ne feraient pas preuve de la même intégrité qu'Yves Leterme et Jo Vandeurzen, j'ai tranché", a affirmé Inge Vervotte. "Ce ne sont pas les seuls noms de Vandeurzen et Yves Leterme qui apparaissent dans la note de la cour de cassation, celui du vice-premier








