Essai Chrysler 300 C : à l\'américaine...

TESTS ET NOUVEAUTéS  sam 22 nov

Et pourtant, même si elle a la gueule de l'Américaine type, cette 300 C cache pas mal d'allemand. Son train roulant est celui de l'ancienne Mercedes Classe E et on retrouve plusieurs références à son partenaire germanique à l'intérieur de cette "caisse".

Au volant de cette grosse berline, il faut l'avouer... On est impressionné ! En tout cas au début. Après, on s'habitue aux dimensions excessives de cette 300 C... Et on commence à s'amuser. En effet, le moteur diesel (3L V6 de 211 cv), ancien bloc Mercedes que nous avons testé, permet de lancer la 300 C à toute allure, et rapidement !

Prudent au début, on se laisse vite aller à quelques petites dérives en accéleration et les deux tonnes du véhicule se comportent très bien. On peut même mettre ce "monstre" en travers, il ne nous fait pas faux-bond. Son comportement est sain. Voilà un modèle qui a bien profité de feue l'alliance avec le constructeur allemand...

Légèrement restylée au printemps dernier, la 300 C embarque quatre moteurs. Un "petit" 2.700 cc V6 à essence, un 5.700 cc V8 essence et le très emblématique 6.100 cc V8. En diesel, on trouve le 3.000 cc V6 de la Mercedes E 320 CDi.

Esthétiquement américaine, techniquement allemande, cette 300 C est politiquement correcte. Grâce à un rapport prix/équipement soigneusement étudié pour effectuer une belle percée sur le marché européen, la 3OO C est une des rares Américaines à avoir réussi à séduire les clients sur le Vieux continent.

L'habitabilité de cette 300 C n'a rien d'extraordinaire et le coffre n'offre qu'un bien faible volume pour une voiture de ce gabarit. Mais les suspensions sont très efficaces et permettent donc d'assurer un très bon confort à toute épreuve.

En conclusion, cette propulsion se révèle très agréable à conduire et, étonnement, assez agile. En tout cas, avec son esthétique, elle est bien armée pour séduire... Et en plus, cerise sur la gâteau, elle est disponible avec un diesel de qualité. Pas courant pour une Américaine...

 

Compte-rendu RTLinfo.be: Arnaud Vankerckhove