Votre région - Liège mar 9 fév, 8:09
Selon un témoin, des jeunes femmes bulgares habitaient au n° 18 de la rue Léopold, l’immeuble qui a explosé il y a une dizaine de jours faisant jusqu’à présent 14 morts et de nombreux blessés. Çifçi Cengiz habite la rue Léopold et a expliqué à RTL-TVI ce qu’il avait rapporté aux policiers en charge de l’enquête. Il connaissait bien ces Bulgares et elles lui avaient raconté leur vie. M. Mehmet Calik, le propriétaire de l’immeuble, se rendait souvent en Bulgarie où il les aurait achetées pour leur faire tourner des films pornographiques, puisqu’elles "lui appartenaient". Un témoignage à propos duquel le parquet de Liège ne souhaite pas communiquer. Il a juste indiqué que M. Cengiz avait bien été entendu par les enquêteurs.
Vendues par leur propre père à M. Calik ?
"Il ramenait plein de gens bulgares pour les faire travailler ici en Belgique. Mais bien sûr, ces personnes, avant d’être amenées, étaient obligées de payer une somme d’argent au propriétaire. Il y avait aussi les trucs bizarres qu’il faisait dans l’appartement. La fille montrait des films pornographiques qu’elle faisait avec le patron (que le témoin confirmera bien être M. Calik, le propriétaire, ndlr). (…) Je parlais avec ces filles qu’il ramenait et je leur ai demandé pourquoi elles faisaient ces choses là. Elles me disaient qu’elles y étaient obligées parce qu’en Bulgarie, il n’y avait rien, qu’elles y crevaient de faim et qu’elles n’avaient pas le choix puisqu’elles ont été vendues par leur propre père. Si j’ai bien compris, M. Calik va en Bulgarie pour les acheter carrément avec son argent. Il les ramène ici et une fois ici, comme il les a achetées, il peut faire ce qu’il veut avec."
Règlement de comptes ou simple accident ?
Notre journaliste, Vincent Jamoulle, a retrouvé M. Calik et lui a posé la question… qu’il a soigneusement éludée. "Si les gens regardent tout ça je ne peux pas les en empêcher." Mais si ces informations se vérifient, elles laisseraient le champ à de nouvelles hypothèses concernant les causes du drame. Un règlement de compte, par exemple, ne serait dès lors pas à exclure.
Surtout que des doutes subsistent concernant une possible responsabilité des exploitants du réseau de gaz. Pour provoquer une explosion d’une telle ampleur, le gaz aurait dû s’échapper pendant au moins une heure pour s’emmagasiner dans le bâtiment. Mais de nombreux observateurs se demandent comment il est possible que, dès lors, personne n’ait senti d’odeur de gaz alors que la maison était vieille et mal isolée...















Explosion à Liège: trafic d’êtres humains, pornographie forcée et règlement de comptes ?