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Les affaires des migrants, expulsés par la police du parc Maximilien, évacuées à la décharge: "Cela me choque"

Les affaires des migrants, expulsés par la police du parc Maximilien, évacuées à la décharge: "Cela me choque"
 
 

La tension autour des réfugiés du parc Maximilien reste palpable. Après les accusations de rackets envers certains policiers hier, une vingtaine de migrants ont été évacués de force vendredi matin. La police affirme que cette opération était planifiée suite aux plaintes des riverains des environs. Les effets personnels des demandeurs d'asile ont ensuite été évacués à la décharge. Mélanie Renda et Julien Raway se sont rendus sur place pour le RTL INFO 19H.

Des vestes, chaussures et sacs à dos de migrants de parc Maximilien à Bruxelles ont été envoyés à la décharge après que la police a embarqué une vingtaine de personnes ce matin. "Lors de la descente de la police, ils se sont encourus et ils ont laissé leurs sacs. Et là il ne reste vraiment plus rien. Ni argent, ni téléphones, ni papiers d’identité", assure Nabil Moujahid, membre du collectif "Solidarité avec les réfugiés de la gare du Nord".

Ce bénévole connaît bien toutes ces affaires puisque c’est lui qui les achète avec les autres membres du collectif. Au vu de cette situation, il est donc révolté. "Se retrouver pieds nus alors qu’ils avaient des chaussures, cela me choque".

Ce vendredi après-midi, au parc Maximilien, les migrants ont réinvesti les lieux. Certains ont confié leur crainte de revoir débarquer la police. Une vingtaine d’entre eux est encore retenue dans les commissariats de Bruxelles.


"Ce sont des actions qui sont planifiées"

Selon les forces de l’ordre, des plaintes de riverains sont à l’origine de leur intervention ce matin. "Cela fait part de notre stratégie que l’on mène déjà depuis certainement deux mois maintenant. Ce sont des actions qui sont planifiées en concertation avec l’Office des étrangers, le département voirie de la Ville de Bruxelles et la police fédérale judiciaire", indique Ilse Van De Keere, porte-parole de la zone de police Bruxelle-Ixelles.

La police rapporte que la plupart des occupants souhaite se rendre en Grande-Bretagne. Ils refuseraient donc d’entamer toute démarche en Belgique.


 

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