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Emeutes de Bruxelles: quels sont les critères pour placer un mineur en IPPJ?

Emeutes de Bruxelles: quels sont les critères pour placer un mineur en IPPJ?
 
 

Sur les cinquante jeunes arrêtés lors de récentes émeutes à Bruxelles, seuls deux ont été placés en IPPJ, institutions publiques de protection de la jeunesse. Comment se décide un tel placement? Sur quels critères et comment est assuré le suivi. Un reportage de Martin Vachiery et Denis Caudron pour le RTLinfo 13h.

La plupart des casseurs qui ont infiltrés les récents événements bruxellois sont mineurs. Quand ils sont arrêtés, ils ne sont donc pas soumis au même régime qu’un adulte. Mais les sanctions auxquelles ils s’exposent, se calquent souvent sur les peines de délinquants majeurs. "Il faut que le fait qualifié "infraction", si il avait été commis par un majeur est susceptible d'une peine x. Par exemple pour l'IPPJ ouvert, est susceptible d'une peine de trois ans de prison. Si on n'a pas ça, on ne peut pas le mettre en IPPJ et pour le mettre en IPPJ fermé, il faut que le fait dont il est soupçonné, si il avait été majeur est susceptible d'une peine de cinq ans de prison", a expliqué Pierre-André Hallet, Président de l’Union francophone des magistrats de la jeunesse, au micro de Martin Vachiery.

Il existe un grand nombre de mesures de prise en charge d’un mineur accusé d’un délit. Comme des formations éducatives, des prestations d’intérêt général ou des médiations. "On peut prendre comme mesure d'envoyer ces jeunes dans un séjour de rupture. On peut l'envoyer au Bénin pendant trois mois pour voir comment ça se passe là-bas et travailler là-bas. On a un panel de mesures assez important", a ajouté Pierre-André Hallet.


"L'IPPJ ce n'est pas du tout la prison"

Pour les cas les plus graves, le placement dans une Institution publique de Protection de la Jeunesse, une IPJJ, s’impose souvent. Il s’agit de la peine la plus sévère pour un mineur. "L'IPPJ ce n'est pas du tout la prison. Ce sont des équipes pluridisciplinaires composées d'éducateurs, d'assistants sociaux et de psychologues et même d'un psychiatre. C'est un travail éducatif", a précisé l'homme.

Même dans des cas de violence ou de dégradation collective, chaque jeune interpellé sera jugé individuellement.


 

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