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Bernadette s'est retrouvée à la rue du jour au lendemain à 50 ans: elle tente de retrouver une vie stable grâce à ce home

 

La princesse Astrid a rendu hommage aujourd'hui au travail effectué par le personnel du home Victor Du Pré à Bruxelles. Cette maison d'accueil existe depuis 130 ans et héberge des femmes sans logement ou victimes de violences conjugales. Justine Sow et Regjep Ahmetaj ont rencontré une pensionnaire et le personnel du home pour le RTLinfo 19H.

Bernadette est arrivée il y a quelques mois dans ce centre pour femmes en difficultés. Elle venait de se faire expulser de son logement et s'était retrouvée à la rue, sans la moindre ressource à 50 ans. "On se dit qu'on est au bout du rouleau et il faut se battre quotidiennement pour remonter surface c'est ça qui te donne la force de continuer: c'est de voir que les portes commencent à s'ouvrir, ça beaucoup d'importance remonter à la surface ça c'est sûr", confie Bernadette au micro de Justine Sow pour le RTLinfo 19H.


"Il y en a qui ont trouvé travail pendant qu’elles étaient ici"

Parmi les portes qui s'ouvrent, il y a donc celles du home Victor Du Pré. Bernadette devient l'une des 29 femmes hébergées actuellement. Depuis, des psychologues, assistantes sociales et éducatrices l'encadrent vers une vie plus stable. "Il y en a qui ont trouvé travail pendant qu’elles étaient ici, et il y en a qui ont pu revivre dans logement seule avec leurs enfants alors qu’elles n’ont jamais vécu seules, elles ont toujours vécu sous la coupe de leur mari. Elles n’ont jamais pu sortir, ne parlaient pas la langue et donc qui ont appris à parler français", détaille Priscilla Leseine, assistante sociale, face à la caméra de Regjep Ahmetaj.


"Des demandes d'accueil on en a tous les jours et on en refuse tous les jours"

Le centre existe depuis 1887 et n'a jamais fermé un seul jour depuis sa création. 130 ans plus tard, la demande est d’ailleurs toujours là. "Des demandes d'accueil on en a tous les jours et on en refuse tous les jours. Quand je vois le nombre de demandes que l’on a, je me dis qu’il faudrait bien encore au minimum une centaine de places d’accueil, au grand minimum", insiste Christine Bruelemans, directrice du home Victor Du Pré.

D'ici à ce qu’il y ait des places d’accueil en plus, le centre se débrouille avec les moyens du bord dans l'espoir de permettre à Bernadette et à toutes les autres pensionnaires de retrouver un logement, avant d'organiser un suivi personnalisé durant plusieurs mois.

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