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"Carnage": des habitants de La Hulpe horrifiés par un abattage massif d'arbres

 

De nombreux habitants de La Hulpe ne reconnaissent plus leur quartier. Le petit bois qui se trouvait près de la gare a disparu. Les 52 arbres ont été abattus afin de construire deux immeubles. Les riverains se sentent mis sur le fait accompli. D'autant que, selon une association locale, certains arbres devaient être préservés.

A La Hulpe, un abattage massif d'arbres fâche les riverains dans un quartier résidentiel situé derrière la gare. Un petit bois a littéralement disparu en quelques jours. Deux immeubles de huit appartements seront construits à la place. Les habitants tiennent à leur quartier très arboré. Mais depuis que les engins sont entrés en action, c'est un désastre. Le site est devenu méconnaissable. 52 arbres ont été abattus.


"Un carnage"

"On n'est pas contre les appartements bien entendu mais c'est démesuré par rapport à ce qu'est le quartier exclusivement résidentiel. Vous pouvez voir que c'est couvert d'arbres dans les jardins. Les gens ont été vraiment horrifiés quand ils ont vu le carnage (...) Les passants venant de la gare notamment prenaient des photos. Ca sensibilise les gens", a expliqué Maurice Kranals, un des riverains, sur les ondes de Bel RTL.

Selon une association locale, l'asbl "La Hulpe Environnement", plusieurs arbres devaient être épargnés par l'abattage. Il semble que l'entrepreneur n'en a pas tenu compte ou a été mal informé. "On est dans un quartier très vert avec des villas quatre façades. La commune de La Hulpe n'avait jamais donné son accord. D'un point de vue légal, le promoteur doit informer la commune 15 jours avant le début des travaux, ce qu'il n'a pas fait", lance l'asbl.

Selon cette dernière, l'entité n'aurait été prévenue que la semaine précédente. "Elle n'avait pas délivré de permis endéans les délais exigés par la législation. Le promoteur a le droit de passer outre la commune et d'aller voir le fonctionnaire délégué car les délais n'ont pas été respectés par la commune. Donc il y a eu une saisie du fonctionnaire délégué qui a délivré le permis", explique La Hulpe Environnement.


Trop proche de la couronne de l'arbre remarquable

"La commune a été en recours administratif auprès de la Région Wallonne contre le projet car les sous-sols des appartements sont trop proches d'un arbre dit "remarquable", détaille l'association. Ils sont à moins de cinq mètres de la couronne d'un de ces arbres alors que "c'est interdit par une circulaire ministérielle". C'était une des raisons principales. "Ensuite, la commune a oublié d'envoyer une copie du recours au promoteur. Ce qui fait que la Région wallonne a décidé que le recours était irrecevable. A peine la décision remise par le ministre, le promoteur aurait directement abattu les arbres jeudi dernier", dénonce l'association.

"Il restait une possibilité pour les riverains ou encore la commune de s'opposer à ce projet auprès du Conseil d'Etat mais on n'a pas eu le temps. En 12 heures, 52 arbres ont été abattus alors qu'ils avaient une autorisation pour en abattre 48. Donc trois sans autorisation. Ils ont gardé que dix arbres qui se trouvaient dans le fond du terrain", précise La Hulpe Environnement.


Sauver l'arbre remarquable

Désormais, la Hulpe Environnement tente de protéger l'arbre "remarquable". "Le promoteur veut faire avancer son projet. On a peur qu'il démarre directement les travaux de fondation dès que les troncs seront dégagés", ajoute-t-elle.Ce sont ces travaux qui sont les plus problématiques car ils peuvent endommager l'arbre remarquable. "On va essayer de lancer une procédure en recours au Conseil d'Etat en extrême urgence pour le préserver", explique l'asbl.

Ensuite, la Hulpe Environnement compte faire son possible pour que ce projet qui, selon l'association, ne s'intègre pas du tout dans le quartier, soit annulé. "C'est un vrai problème. Que ce soit l'abattage ou la construction par la suite, ça va diminuer la plus-value des maisons", estime l'organisation.


De multiples projets immobiliers 

Dans les colonnes du journal L'Avenir, l'asbl ainsi que la commune ont confirmé qu'ils allaient introduire un recours contre la Région qui a octroyé le permis. Toutefois quel qu'en soit l'issue, cela ne remettra pas debout les arbres censés, selon l'association, être préservés par l'abattage.

Plus généralement, certains habitants de la commune se plaignent des multiples projets immobiliers en cours qui risquent de transformer la petite ville en terme paysager mais aussi sur le plan de la circulation.

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