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Neuf diesels sur 10 ne respectent pas les nouvelles normes: "Un crime contre la santé publique"

Neuf diesels sur 10 ne respectent pas les nouvelles normes: "Un crime contre la santé publique"
 
 

Neuf véhicules diesel sur 10 "ne respectent pas les nouvelles normes anti-pollution", a assuré mardi Delphine Batho, rapporteuse de la mission d’information sur le diesel à l'Assemblée nationale française.

"Il ne faut pas mettre tous les constructeurs dans le même panier", a souligné l'ex-ministre PS de l'Ecologie sur LCP, estimant qu'"il y a dans l’affaire Volkswagen quelque chose de très grave qui est un crime contre la santé publique, avec préméditation, une tromperie, une tricherie".

Mais c'est aussi "l’ensemble d’un secteur industriel qui est ébranlé, parce que, au travers de cette affaire Volkswagen, tout le monde a en quelque sorte découvert une information qui n’était pas complètement nouvelle, c’est-à-dire que les nouvelles normes de pollution des véhicules en réalité ne sont pas respectées, non pas de façon délibérée comme l’a fait Volkswagen, mais parce que les tests ne sont pas faits en conditions réelles de conduite", a-t-elle poursuivi.

"On a par exemple 9 véhicules diesel sur 10 qui ne respectent pas les nouvelles normes anti-pollution", a -t-elle assuré.

"Les constructeurs ne se sont pas tournés de leur propre chef vers la diesélisation massive du parc automobile français, ça a été une politique qui a été soutenue et encouragée pendant des années par l’Etat au travers notamment d’une fiscalité avantageuse", a-t-elle également souligné. "Donc il faut aujourd’hui prendre un tournant, sortir de cette logique de diesélisation massive du parc automobile en le faisant dans des conditions responsables et en mettant tous les acteurs autour de la table".

La députée des Deux-Sèvres a expliqué que la mission d'information sur le diesel allait "examiner les conséquences sociales et économiques pour tout un secteur industriel, celui de l’automobile qui représente 200.000 salariés en France".

Dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France de mardi, Mme Batho assure que "ce n'est pas une mission pour enterrer le problème, mais bien pour trouver des solutions".


 

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