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Boulot et fête, comment font les amateurs du Brussels Summer Festival pour combiner les deux?

Boulot et fête, comment font les amateurs du Brussels Summer Festival pour combiner les deux?
 
 

Le Brussels Summer Festival bat son plein depuis plus d’une semaine maintenant. Chaque jour, des amateurs de musique se retrouvent pour profiter des concerts. Mais comment font-ils pour conjuguer le plaisir et le travail ?

Le Brussels Summer Festival a pris ses quartiers dans la capitale belge depuis plus d’une semaine et de nombreux artistes connus ont déjà foulé les différentes scènes. Hooverphonic, mickey3d, Feu ! Chatterton, La Smala, Hubert-Félix Thiéfaine, Baloji, Abd Al Malik et les Fun Loovin Criminals (entre autres) se sont amusés sur la scène du Mont des Arts, pendant que Mustii, Ulysse, Grandgoerge, Roscoe, Hollywood Porn Stars, Jay-Jay Johanson, Vismets ou encore la Grande Sophie profitaient de l’ambiance plus intimiste de la salle de La Madeleine pour conquérir ou reconquérir le public.


Il faut gérer la vie professionnelle avec ses envies festives

Public qui est présent en nombre depuis le premier jour et qui arrive donc à combiner le festival et le travail. Pas facile pourtant de sortir assister à des concerts tous les soirs et d’assurer le lendemain matin au boulot. Nous avons voulu savoir comment ces travailleurs amateurs de musique faisaient pour gérer leur vie professionnelle et leur hobby pendant ces dix jours intensifs. En effet, le BSF a pour particularité de s’étaler sur deux week-ends et d’engloutir la semaine entre. Pas de camping pour les festivaliers. La semaine, les fêtards sont principalement des Bruxellois. Il faut gérer la vie professionnelle avec ses envies festives. Nous avons rencontré Carole, Émilie, Xavier et leur bande d’amis, des habitués du festival qui y participent depuis plus de 5 ans. Mais aussi Simon, un jeune Bruxellois de 28 ans.
 
 

"Cette année, on voulait vraiment en profiter à fond et ne pas avoir à se poser de questions"

Parmi le joyeux groupe d’amis, chacun a sa technique pour tenir la distance. Émilie, Alice et Sarah, par exemple, ont fait l’impasse sur les concerts le dimanche et le mardi "pour bien dormir et pouvoir profiter à fond de la fin de la semaine". Xavier et Vincent, eux, ont été plus prévoyants, ils ont pris congé toute la semaine pour ne pas devoir choisir entre l’amusement et le travail. "Cette année, on voulait vraiment en profiter à fond et ne pas avoir à se poser de questions", nous ont-ils tous deux confié. Bérénice, plutôt que de rater un soir de concerts, a préféré prendre un jour de congé mercredi. "C’est au milieu de la semaine, l’idéal pour se reposer un peu et se remettre en forme pour la fin du festival", nous a-t-elle expliqué.

Il y a ensuite les plus courageux du groupe, ceux qui ont travaillé tous les jours tout en venant au festival. Pour ceux-là, comme Carole, Athanaëlle et Alex, certains matins ont été plus durs que d’autres. "Mercredi, j’avais un peu de mal au boulot. Mais j’avais des dossiers à traiter et me concentrer m’a aidée à tenir le coup", a raconté Carole.


Et le bracelet?

Simon, lui, est ingénieur civil. Ce festival, c’est un peu le rendez-vous à ne pas manquer: "C’est une bulle d’air pour ceux qui restent travailler pendant l’été." Il y retrouve souvent des amis après le travail pour y boire un verre et profiter de l’ambiance décontractée. Seul bémol, impossible de cacher au boulot qu’on est sorti la veille. Le bracelet reste au poignet durant 9 jours : "On nous pose souvent des questions. On nous demande si on n’a pas fait la fête. En termes de gestion de vie privée, ce n’est pas top."

Toute la bande était en tout cas contente de voir arriver le dernier week-end pour pouvoir profiter pleinement des concerts et s’autoriser l’une ou l’autre sortie après dans le centre-ville. Même s'ils sont déçus que le festival ne propose plus d'after, comme c'était le cas les autres années, samedi et dimanche, ils se rendront sur la grande place des Palais pour applaudir Julian Perretta, Louane, Lost Frequencies, Compact Disk Dummies, Cocoon, Nada Surf et Peter Doherty (enfin, s’il vient)


Taoufik Talbi et Clémentine Dubuisson 


 

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