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La direction des bus TEC est-elle complice du syndicat socialiste ? "Les huissiers, c'est l'arme ultime, nous voulions prôner l'apaisement"

 

Après la grève de 48h menée cette semaine par le personnel des services publics wallons affiliés à la FGTB, le climat semble tendu aux TEC. La direction des TEC est-elle complice du syndicat socialiste ? Cette question a suscité un débat houleux sur le plateau de l’émission C’est pas tous les jours dimanche sur RTL TVI.

C’est une situation plutôt inédite. Les syndicats libéraux et chrétiens protestent parce que le patron des bus wallons, Vincent Peremans, n’aurait rien fait pour les laisser travailler lors de la grève de 48h organisée cette semaine. Ils auraient en effet été bloqués par les piquets de la CGSP.

Le ministre Carlo Di Antonio estime aussi que la société régionale wallonne des transports n’a pas agi de manière adéquate pour soutenir ces non-grévistes. "Le conseil d’administration s’est réuni mercredi matin en urgence (ndlr: il n'était pas au complet) et a décidé de ne pas faire le nécessaire pour mener des actions en justice. Et effectivement il y avait une majorité socialiste autour de la table pour faire en sorte que cela ne soit pas possible", souligne le ministre wallon cdH de la mobilité et des transports.

"Le nouveau décret (ndlr : approuvé jeudi par le gouvernement wallon) va notamment réduire le nombre d’administrateurs et cela fera une majorité MR-cdH au nouveau groupe TEC", ajoute-t-il.


"Je voudrais dire que les huissiers, c’est une procédure lourde et longue"

Alors, Vincent Peremans, le patron de la société régionale wallonne des transports, n’a-t-il rien pu faire face à son conseil d’administration, majoritairement socialiste, alors qu’il voulait envoyer des huissiers pour empêcher les piquets de grève ?

Visiblement, ce n’est pas le cas. "Je voudrais dire que les huissiers, c’est une procédure lourde et longue. Plusieurs jours qui nécessitent des tribunaux dans tous les arrondissements concernés. C’est une procédure surtout qui a des conséquences à long terme sur le climat social. Donc c’est une arme ultime. A un certain moment, le conseil d’administration dit dans les circonstances actuelles je prône l’apaisement et la continuation du dialogue social", assure le patron des bus wallons.

Une version qui tranche donc avec celle du ministre Di Antonio. Qui dit la vérité ? "C'est la demande du gouvernement mais c'est au conseil d'administration de juger du timing. Ici,ils estiment qu’une grève de deux jours ne nécessitait pas une telle action. Mais si la grève devait durer, nous insisterons au niveau du gouvernement pour que des décisions soient prises et qu’on cesse avec ces grèves sans raison", a-t-il répondu.


"Une attaque en règle du gouvernement"

"Cette grève était préavisée. Alors si on veut envoyer des huissiers pour des grèves préavisées, c’est bien la preuve que l’on veut casser le mouvement des travailleurs", a estimé pour sa part Claudy Vickevorst, secrétaire interrégional wallon CGSP. "Je signalerais que s’il y a eu un conflit, c’est parce que il y a eu une attaque en règle du gouvernement", a-t-il également souligné. 

De son côté, Bruno Belluz, secrétaire permanent CSC, réaffirme que cette grève était "prématurée". 

Enfin, le chroniqueur Alain Raviart a pointé du doigt le climat surréaliste qui règne dans ce dossier et qui pénalise finalement les navetteurs qui ne comprennent plus rien à la situation. 

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