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"Des déclarations d’accidents ne suivent pas le chemin habituel": certains accidents ferroviaires sont-ils dissimulés?

 

Comment expliquer l'accident de train de Morlanwelz , qui a fait deux morts, deux cheminots, lundi dernier ? Leur sécurité était-elle, vraiment, assurée ? Y a-t-il un manque de moyens au sein de la SNCB et d'Infrabel ? Autant de questions qui ont été abordée sur RTL TVI dans notre émission C'est pas tous les jours dimanche. Compte-tenu signé Céline Gransart et Gaëtan Lillon.

L’accident de lundi dernier aurait-il pu être évité ? Pour la FGTB, en tout cas, les impératifs de productivité et de ponctualité pèsent lourdement sur les travailleurs, à tel point que les accidents se multiplient. Certains accidents seraient même dissimulés.

"Lorsque par exemple certains P29 c’est-à-dire des déclarations d’accidents ne suivent pas le chemin habituel parce que Infrabel ne souhaite pas voir le nombre de jours d’incapacité croître car il y a des objectifs qui ont été fixés en matière de ponctualité et de productivité du personnel, c’est un aspect du problème", assure Pierre Lejeune, secrétaire national CGSP Cheminots. "Je pense qu’il y a des reconnaissances d’accidents qui ne vont pas plus loin", précise-t-il.

Une affirmation démentie par Richard Miller, représentant du gouvernement fédéral et de la SNCB. "Je vois très mal un service public aussi important que la SNCB commencer à dissimuler des cas de ce genre", rétorque le député libéral.


Un manque d’empathie à l’égard des victimes

Autre reproche dressé à la SNCB: un manque d’empathie à l’égard des victimes. C’est l’avis d’un père d’un conducteur décédé dans un accident ferroviaire l’an dernier. "Cette dame a perdu son fils et son mari dans l’accident de Buizingen. Vous pensez que quelqu’un d’Infrabel ou de la SNCB est déjà venu lui faire un petit coucou et lui dire qu’ils sont désolés. Pas du tout", déplore Robert De Geyter, président de l’association sécurité ferroviaire efficace.

L’enquête devra déterminer les circonstances de l’accident. Comment expliquer la rupture de l’attelage. A-t-on pris toutes les précautions nécessaires ? Selon l’auditeur du travail, ni système pyrotechnique ni vigile n’étaient présents sur place. Autant de questions auxquelles les quatre enquêtes en cours devront tenter de répondre.

Par ailleurs, le trafic ferroviaire reprendra normalement sur toute la dorsale wallonne dès le premier train de lundi matin, a annoncé ce dimanche une porte-parole de la SNCB.

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