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Un premier centre accueille des victimes d'agressions sexuelles en Belgique: comment vont-elles être aidées? (vidéo)

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Ce jeudi matin, le projet Rue Haute 320 a été inauguré à Bruxelles. Un centre pluridisciplinaire dédié notamment aux victimes d'agressions sexuelles. C'est une première en Belgique, ces victimes pourront bénéficier d'un soutien psychologique, et d'un encadrement d'infirmiers et de policiers pour pouvoir porter plainte. Présentation avec Thibault Balthazar et Michael Harvie.

Ce centre de prise en charge de victimes de violences sexuelles de Bruxelles est une première en Belgique. Voici son poste de police, lieu de dépôt de plaintes éventuelles. Son cabinet de psychologie pour empêcher le développement d’un état de stress post-traumatique. Et son infirmerie qui accompagne la personne tout au long de la procédure.

"On peut accueillir les victimes et leur donner la possibilité de porter plainte ou pas. On est là pour les conseiller pour faire les prélèvements, et les accompagner tout au long de cette démarche", explique Charlyne Lietard, infirmière légiste.  

Ce centre pluridisciplinaire accueillera donc les victimes de violences sexuelles. Une prérogative qui est pour le moment réservée aux urgences. Un endroit inadéquat pour tenir ce rôle.

"Cette prise en charge manque de dignité et de respect. C’est une honte pour les victimes, que ce soit de l’accueil ou de la prise en charge policière ou médicale. Cette prise en charge est hétérogène en Belgique et il fallait trouver un réponse pour l’améliorer", précise Christine Gilles, gynécologue et responsable du centre.

Trois centres de ce type ouvrent leurs portes à Liège, Bruxelles et Gand. Ce projet pilote est inspiré d’expériences menées à l’étranger.

"Dans d’autres pays, ces centres existent déjà et augmentent de manière très importante la qualité de la prise en charge pour le patient", ajoute Christine Gilles. Ce centre sera ouvert sept jours sur sept pour une prise en charge complète à toute heure de la journée et de la nuit.


Pourquoi est-ce important d'avoir l'aspect policier et judiciaire dans un même lieu? Est-ce que certaines victimes hésitent à porter plainte après avoir été soignées?

Dans le RTLinfo13H, Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police Bruxelles Ixelles, a répondu que "nous sommes conscients qu’il n’est pas facile pour une victime de franchir la porte d’un commissariat car il y a l’incertitude de savoir qui va écouter et qui va interroger. L’avantage est donc qu’il y a à présent un endroit où les victimes se présentent, sont soignées et sont prises en charge. La police va donc auprès de la victime."

Que représentent les agressions sexuelles parmi les plaintes reçues? En 2014, la police fédérale a enregistré, en moyenne, 8 plaintes pour viol par jour, qu'en est-il aujourd'hui?

"Pour notre zone de police, nous enregistrons 300 faits de violences sexuelles par an (viols et attentats à la pudeur). Pour la Région, les chiffres vont doubler et ils sont stables ces dernières années", a conclu Olivier Slosse. 

 

 

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