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Nouvelle grève de 48h aux TEC la semaine prochaine: prévoyez des alternatives

 

La direction du TEC déplore le dépôt par la CGSP d'un préavis de grève la semaine prochaine et "condamne fermement l'arrêt de travail annoncé". De son côté, le syndicat menace d'aller encore plus loin.

Le syndicat socialiste CGSP a déposé un préavis de grève pour l'ensemble du groupe TEC pour le 30 novembre et le 1er décembre. Ce préavis, qui prend cours mardi, couvrira toutes les actions qui se dérouleront ces deux jours.

La décision de déposer un préavis de grève fait suite, selon le syndicat, à "l'échec du bureau de conciliation régional du 6 novembre 2017 et à l'inquiétude grandissante du personnel du groupe TEC".


Toutes les évolutions annoncées par le gouvernement wallon rejetées

La CGSP s'oppose à la fusion des cinq TEC, au service minimum et aux sanctions en cas de grève sauvage.

"Ce dépôt de préavis fait suite à la volonté du gouvernement wallon d'imposer le service minimum, de sanctionner les gens qui ne respectent pas les règles du dialogue social et d'imposer la fusion des TEC. Cette fusion va mettre le travailleur dans une situation qui n'est pas acceptable pour l'évolution de sa carrière. Ce n'est d'ailleurs pas non plus une volonté des directions régionales", explique Claudy Vickevorst, secrétaire de la CGSP-TBM. "Cette fusion, si elle devait avoir lieu, coûtera cher, prendra du temps et n'ira pas dans l'intérêt des travailleurs."


La direction du TEC ne comprend pas, rien n'étant encore décidé

La direction du TEC déplore ce dépôt de préavis de grève, une décision "qui ne repose que sur des interprétations de mesures annoncées par le gouvernement wallon", indique-t-elle. Lors du bureau de conciliation du 6 novembre cité par la CGSP, la direction a précisé qu'elle était "toujours dans l'attente des décisions politiques portant sur la future organisation et structure du groupe TEC (projet de fusion)", souligne-t-elle.

"Anticipant la fusion, le groupe a lancé un projet portant sur les centres de services partagés. La direction a rappelé les garanties déjà données en matière de maintien du volume de l'emploi et de garantie des barèmes. Elle a proposé d'associer les organisations syndicales à la réflexion sur les modalités pratiques qui concernent le personnel. Quant aux mesures relatives au service minimum et aux sanctions infligées aux agents participants à des actions non-préavisées, la direction relève qu'il s'agit de discussions entamées au Parlement wallon et qu'elle n'a pas à s'immiscer dans le débat parlementaire."

La direction estime encore "ne pas être en conflit avec la délégation syndicale". Elle invite la CGSP à lever le préavis "et reste ouverte, avant l'échéance du préavis, à la discussion".


Vers encore d'autres grèves dans les prochaines semaines?

La CGSP "se réserve le droit de déposer un nouveau préavis si la situation n'évoluait pas dans les trois dossiers conflictuels", explique encore le syndicat. "S'il faut aller plus loin, on le fera. S'il faut une nouvelle grève de 48 ou 72 heures, elle aura lieu", souligne M. Vickevorst, dont le syndicat réclame l'abandon des trois mesures en question.

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