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NON, il n’y a PAS 50 % d’immigrés en Belgique: nos journalistes démêlent le vrai du faux (vidéo)

 

Connaissez-vous vraiment le pourcentage d’immigrés en Belgique ? Les clichés, sur l'immigration, sont-ils toujours aussi présents chez nous? C’est ce qu’ont tenté de savoir deux chercheurs de l’Université de Liège en publiant un livre dans lequel ils veulent lutter contre les préjugés. Fanny Dehaye, Mathieu Langer, Julien Modave et David Muller ont réalisé un petit coup de sonde dans les rues de Liège pour le RTL Info 13H.

Nos journalistes vous ont posé quelques questions et les réponses qu’ils ont reçues sont parfois très éloignées de la réalité. Morceaux choisis.


Pourcentage d’immigrés en Belgique?


"Je dirais entre 50 et 60 %". "Je dirais qu’il y en a peut-être une trentaine ou une vingtaine quelque chose comme ça". "15 %", avance un autre passant.

Et on y est presque. Aujourd’hui en Belgique, ils sont 16% à faire partie de la population immigrée. Un chiffre trop souvent surestimé.
"Les groupes majoritaires ont tendance à se voir plus petits qu’ils ne sont et en revanche à estimer la taille des minorités comme bien plus grosse qu’elles ne sont en réalité", explique Jean-Michel Lafleur, directeur adjoint du centre d’études de l’ethnicité et des migrations, ULiège.


Dominent-ils le marché du travail?


"Non. Pour moi s’ils viennent ici, c’est pour s’en sortir". "Je ne comprends pas les gens qui disent ils nous prennent notre travail. Il y a de l’emploi pour tout le monde. Il y a de nouveaux métiers qui se créent".

"Par rapport à tout ce qui est transport, poids-lourd etc… Oui, on voit que c’est beaucoup d’étrangers", pointe une personne.

"Celui qui a envie de travailler, il trouve du travail. Il y en a beaucoup qui se contente d’être sur le CPAS ou au chômage", argue un autre passant.

Au travail, les différences s’estompent. La population immigrée s’intègre peu à peu. Les stéréotypes sont ailleurs.


Pensez-vous qu’ils coûtent plus cher à l’Etat belge?


"Quand on veut les intégrer, il faut leur trouver un logement, de quoi subvenir à leurs besoins. Donc dans un premier temps à mon avis oui". "Par la suite, s’ils sont intégrés, ils peuvent être eux-mêmes une source de revenus".

"Il y a beaucoup d’immigrés qui travaillent au noir, ça ne remplit pas les caisses de la sécurité sociale, ni les pensions, rien du tout. Alors, à ce moment-là, cela coûte plus cher et ils sont au crochet du CPAS", déclare un anonyme.

D’après Jean-Michel Lafleur, directeur adjoint du centre d’études de l’ethnicité et des migrations à l’ULiège, "C’est une population qui a tendance à être plus jeune, donc qui représente une charge moins lourde pour les pensions qui est le plus gros poste pour la sécurité sociale en Belgique. Donc en matière d’intégration, la Belgique a surtout intérêt à ce que les migrants rejoignent le plus rapidement possible le marché du travail pour qu’ils deviennent encore plus des contributeurs nets".

Evolution par contre dans l’intérêt que portent les Belges à la migration, ils sont de plus en plus en recherche d’informations.

 

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