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Le service minimum pour la SNCB sera bientôt voté: ce syndicaliste prévoit déjà "bousculades et échanges de coups"

 

Le syndicat socialiste CGSP Cheminots déplore déjà la mise en place possible d'un service "garanti" à la SNCB. A cause du peu de trains disponibles, la situation pourrait, selon lui, très vite dégénérer sur les quais, entre voyageurs.

Un service minimum devrait bientôt être d'application à la SNCB. En effet, le texte devrait être voté à la chambre ce jeudi. Le Ministre de la mobilité, François Belot, préfère le terme de service garanti.

Concrètement, quand une grève est annoncée, chaque agent devra dire s'il travaille ou non, trois jours avant la date. En fonction du nombre de travailleurs, la SNCB organisera le service, ligne par ligne.

Voilà pour la théorie.

Mais sa traduction dans les faits, Pierre Lejeune, secrétaire national du syndicat CGSP-Cheminots, n'y croit pas. "Ce sera extrêmement compliqué de dire 72 heures à l'avance si les gens vont répondre à la demande de la direction (pour travailler)… Mettre en place un service dans ces conditions-là nous parait tout à fait délicat, et fort irréaliste. En plus, la mise en place même du service garanti ne va pas répondre aux attentes des voyageurs, d'autant qu'il va créer des difficultés sur le plan de la sécurité".

Et s'il y a moins de trains, cela risque d'être, selon lui, la bagarre sur les quais aux heures de pointe. "S'il y a un train sur trois ou sur quatre qui circule, je doute que tout le monde puisse monter. Ça risque de donner lieu à des bousculades et à d'autres échanges de coups, donc ça va mettre en péril la sécurité". 

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