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L’hospitalisation en chambre particulière coûte en moyenne sept fois plus qu’en chambre double: quand cela va-t-il s’arrêter?

 

Les chambres particulières à l'hôpital coûtent de plus en plus cher en raison des économies imposées au secteur. Ces surcoûts ont également des répercussions: les compagnies d'assurances et les mutuelles, sont contraintes, elles, aussi d'augmenter leurs primes ou d'instaurer un plafond. Justine Roldan Perez et Dominique Sokolowski ont développé cette information de l’Avenir pour le RTL Info 13H.

Coût moyen d’une admission en chambre particulière: environ 1900 euros. Un tarif sept fois plus élevé que pour une chambre commune et ce prix ne cesse d’augmenter.

"Lorsqu’on compare à 2012, on observe une augmentation de 6% en moyenne annuelle de 2012 à 2016. Pour nos affiliés, cela représente à peu près 20 millions d’euros de différence sur la facture", estime Jean-Marc Laasman, le directeur du service d’études de Solidaris.


Des économies au niveau de l'assurance-maladie

Plusieurs raisons pourraient expliquer cette augmentation constante. "C’est notamment les économies quand même assez massives qui ont été réalisées maintenant au niveau de l’assurance-maladie, notamment sur le budget hospitalier. Et on peut penser qu’effectivement une partie des suppléments honoraires servent à combler ce manque de ressources financières", explique Jean-Marc Laasman

"Evidemment, c’est aussi une conséquence de la décision qui a été prise au niveau du gouvernement d’interdire les suppléments d’honoraires dans les chambres doubles ou multiples", précise François de Clippele, le responsable communication d’Assuralia.

Conséquence: les assureurs et mutualités doivent s’adapter à cette réalité, ce qui a un impact direct pour le particulier.


La solution: des plafonds de suppléments?

"La plupart des assureurs ont mis un plafond à ces suppléments d’honoraires. Souvent, ils plafonnent ces suppléments d’honoraires à 100 % ou à 200 % du prix de base. Il y a des assureurs qui ne souhaitent pas utiliser ce plafond, donc il n’y a pas de limite", pointe François de Clippele.

Si les tarifs les plus élevés sont appliqués dans les hôpitaux bruxellois, il semblerait que l’écart avec la Wallonie et la Flandre s’amenuise au fil des années.

 

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