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Informer anonymement un partenaire sexuel d'une MST, c'est désormais possible via un site web

Informer anonymement un partenaire sexuel d'une MST, c'est désormais possible via un site web
 

Le site web Partneralert permet désormais à tout un chacun d'informer personnellement et de manière anonyme son partenaire qu'il a contracté une maladie sexuellement transmissible (MST). Le projet, à l'initiative de l'Institut de Médecine Tropicale (IMT) et du centre flamand d'expertise sur la santé sexuelle Sensoa, part du constat qu'il est difficile d'avertir son compagnon sexuel d'une telle chose. Or, c'est crucial afin d'éviter que de nouvelles infections ne soient transmises.


Répondre à un besoin important

Dans un premier temps, la notification anonyme des partenaires pour le virus de l'immunodéficience humaine (VIH/sida) et les infections sexuellement transmissibles (IST) se feront exclusivement via les centres de référence sida. Si ce nouvel outil est effectivement en mesure de répondre à un besoin important, d'autres professionnels de la santé pourront s'y joindre dans un second temps.


Aucune donnée personnelle de l'expéditeur ne sera conservée

Concrètement, les patients diagnostiqués avec une IST recevront un code avec lequel ils pourront informer leur(s) partenaire(s) sexuel(s) via le site www.partneralert.be. Aucune donnée personnelle de l'expéditeur ne sera conservée. "La notification des partenaires constitue un élément important dans la prévention du VIH et des IST", déclare Sandra Van den Eynde de Sensoa. "Comme l'ont montré les rapports antérieurs relatifs aux IST, elle se fait bien trop rare à la fois du côté du patient que du médecin. Par conséquent, un outil stimulant cette dynamique s'imposait".

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies recommandent en effet la notification des partenaires en tant qu'outil de prévention contre le VIH et les IST. Outre l'IMT et Sensoa, le mouvement LGTB çavaria et le consortium belge de recherche sur le VIH/sida (Breach) appuient également ce projet, qui est rendu possible grâce au soutien financier des entreprises pharmaceutiques Gilead, ViiV Healthcare et Janssen Pharmaceutica, ainsi que de l'ASBL Antwerp Diner.

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