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De nombreux bénéficiaires du revenu d'intégration quittent pour de bon le CPAS: voici pourquoi

De nombreux bénéficiaires du revenu d'intégration quittent pour de bon le CPAS: voici pourquoi
 

Plus de la moitié (55%) des bénéficiaires du revenu d'intégration qui quittent le CPAS sont actifs sur le marché de l'emploi. C'est ce qu'il ressort mercredi des dernières données publiées par le SPP Intégration sociale, qui a suivi pendant quatre ans le parcours de 86.305 bénéficiaires.

Au terme du suivi, le SPP a constaté que près de 7 bénéficiaires sur 10 (69,3%) avaient définitivement quitté le CPAS au cours de la période.

La plus large part d'entre eux (42%) ont quitté cette aide sociale après avoir retrouvé du travail grâce à l'accompagnement du CPAS. L'analyse est plus vérifiée en Flandre (48%) et à Bruxelles (44%) qu'en Wallonie (37%) et s'explique par un taux de vacance d'emploi plus élevé dans les deux premières Régions. Plus l'emploi est stable, plus le risque de devoir frapper à nouveau à la porte du CPAS est faible. "Au bout des quatre ans, le recours à l'aide du CPAS est descendu jusqu'à seulement O,2%", souligne le SPP.


Un suivi qui porte ses fruits

Une autre grande partie des bénéficiaires (24%) qui quittent le CPAS le font car ils ont récupéré leur droit aux allocations de chômage. "Une fois au chômage, ces personnes peuvent suivre d'autres parcours de formation ou de mise à l'emploi, tels que ceux proposés par le Forem et Actiris." Un suivi qui porte ses fruits puisque 13% de la totalité des bénéficiaires suivis (soit plus de la moitié des personnes ayant à nouveau droit au chômage) ont retrouvé un emploi après un trimestre au chômage. Enfin, 15% des bénéficiaires qui quittent le CPAS dépendent d'une autre allocation sociale, comme l'indemnité d'incapacité de travail ou d'invalidité.

Les 19% restants disparaissent des bases de données de la Banque carrefour de la sécurité sociale. "C'est notamment le cas lorsqu'elles emménagent à l'étranger ou lorsqu'elles se marient, ne travaillent pas et n'ont plus droit à un revenu d'intégration, le revenu de leur conjoint étant trop élevé", explique le SPP.

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