En ce moment
 

Détention d'armes illégale en Belgique: les enquêteurs perquisitionnent aussi à la VRT

Détention d'armes illégale en Belgique: les enquêteurs perquisitionnent aussi à la VRT
 

La police a perquisitionné mercredi les locaux de la chaîne publique flamande VRT dans le cadre de l'enquête sur des possessions d'armes illégales qui a mené à 20 perquisitions à travers le pays. Les enquêteurs ont vérifié qu'une arme neutralisée achetée en Slovaquie pour un reportage n'était définitivement plus en état de tirer, a indiqué le porte-parole de la VRT, Hans Van Goethem.


Une kalachnikov slovaque

En mars, le journaliste Tom Van de Weghe s'était procuré en Slovaquie une kalachnikov mise hors service pour un reportage qui faisait suite au durcissement de la loi sur les armes en Europe. "Le fusil avait depuis été conservée sous clef à la VRT", explique Hans Van Goethem. "Ils ont constaté que celui-ci avait été soigneusement désamorcé." Les enquêteurs ont également contrôlé les certificats fournis avec l'arme.


Armes de guerre comme, armes de poing

Plusieurs personnes ont acheté sur internet des armes provenant de Slovaquie. Ce système de vente en ligne d'armes sans munitions est connu par le parquet de Bruxelles. Une action similaire a été menée l'année passée pour saisir des armes achetées en Slovaquie. C'est aux autorités judiciaires de la Slovaquie que revient la responsabilité de poursuivre les vendeurs.Ces armes vendues depuis la Slovaquie ne sont en principe pas opérationnelles, mais peuvent être réactivées très facilement. Il y a des armes de guerre comme des armes de poing.


Des perquisitions dans toute la Belgique

Les perquisitions ont notamment eu lieu à Liège, à Bruxelles, dans le Brabant flamand, le Limbourg, le Hainaut, dans la province d'Anvers, dans le Brabant wallon et en Flandre orientale.

Les perquisitions ont été menées chez des personnes suspectées d'avoir acheté des armes en Slovaquie via Internet. Les acheteurs pourraient être poursuivis pour commerce, vente, achat et transfert d'une arme soumise à une autorisation de transfert délivrée par la région concernée, mais aussi du chef de possession d'une arme soumise à autorisation, pour non soumission au banc d'épreuves ou encore transformation d'une arme sans que l'on soit armurier. Les peines peuvent aller de 1 mois à 5 ans de réclusion.

Vos commentaires

Top Facebook

Vidéos

vidéos