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Pour les francophones, la proposition du sp.a sur Bruxelles n'a rien de neuf

Pour les francophones, la proposition du sp.a sur Bruxelles n'a rien de neuf
 

(Belga) La proposition du sp.a de fusionner la Région et les communes bruxelloises dans une entité Ville-Région n'a rien de neuf par rapport aux précédentes initiatives défendues par la formation socialiste néerlandophone depuis longtemps. Elle éloignera les citoyens de l'institution censée les représenter. Sans le dire, elle est également teintée de relents communautaires, a-t-on estimé jeudi du côté des partis francophones DéFI, cdH et PS.

"Avec un tel modèle, c'est le déficit démocratique assuré: les élus ne ressembleront plus à leurs électeurs, à commencer par les électeurs européens qui disposent du droit de vote dans les communes de la capitale de l'Europe, mais pas à la Région. De plus, le sp.a ne dit mot dans sa proposition de la question de la représentation néerlandophone garantie. Celle-ci induit l'instauration d'un droit de veto, de mise au gouvernement bruxellois, dans les matières gérées actuellement par les communes où il n'est pas d'application", a commenté le chef du groupe DéFI, Emmanuel De Bock. Pour l'élu de la formation amarante, cette proposition porte les germes d'une configuration dans laquelle les compétences de proximité pourraient dépendre du jour au lendemain de la moitié des voix du groupe linguistique néerlandophone de la Région, soit peut-être la N-VA. A ses yeux, "ce projet mal ficelé" déforcerait l'efficacité de la gestion de la mobilité locale qui dépendrait de mandataires tels que Pascal Smet ou Brigitte Grouwels peu représentatifs par exemple d'un citoyen ucclois, a-t-il ajouté. Le chef du groupe cdH au parlement bruxellois, Benoît Cerexhe, et la ministre cdH Céline Fremault ont affirmé quant à eux que les habitants attendent des hommes et de femmes politiques qu'ils soient à leur écoute et apportent des solutions efficaces sur le terrain notamment sur ce "lancinant problème de la Mobilité, loin des lourdeurs d'une méga-administration". "Les propositions visant à supprimer les communes et à fusionner les zones de police sont "onbespreekbaar (indiscutables, ndlr). C'est de plus de proximité que les Bruxellois ont besoin", ont-ils dit. Le cdH est par contre, demandeur d'une diminution d'une tiers du nombre d'élus communaux, et d'une quarantaine de pour-cents de celui des élus régionaux. "Bruxelles a besoin qu'on l'aime et pas qu'on la déconstruise! Pourquoi tous les Belges auraient des communes et pas les bruxellois. Et enfin, il est hors de question de faire de Bruxelles un district européen", a commenté pour sa part la présidente de la fédération bruxelloise du PS, Laurette Onkelinx, sur Twitter. "Il faut repenser Bruxelles pour les Bruxellois, pas contre eux, ni pour satisfaire les vieux fantasmes communautaires de certains politiques qui aspirent à une cogestion de la Région bruxelloise", a enfin dit le chef du groupe MR Vincent De Wolf. Celui-ci a qualifié la suppression es communes et des CPAS d'"hérésie de bonne gouvernance". Pour le chef de file libéral, il faut repenser et gouverner Bruxelles, mais Pascal Smet a contribué, au sein du gouvernement régional à l'échec des enjeux de la Mobilité, de l'amélioration d'une desserte efficace par les transports publics, du maintien de la classe moyenne et du soutien des secteurs économiques, jetant le discrédit sur la Région. (Belga)

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