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Le gouvernement fédéral élargit la liste de personnes radicalisées à surveiller: "Le modus operandi de l’Etat Islamique a changé"

Le gouvernement fédéral élargit la liste de personnes radicalisées à surveiller:
 

La banque de données sur les 'foreign terrorist fighters' (FTF, combattants terroristes étrangers) - qui regroupe des informations sur les personnes parties combattre en Syrie ou en Irak - va être étendue pour y inclure les 'homegrown terrorist fighters', à savoir les personnes qui ont un lien avec la Belgique et pour lesquellles il existe des indices sérieux de leur intention de mener une action violente, ou d'avoir fourni de l'aide à des FTF.

Des Belges sont partis combattre en Syrie et en Irak avec le groupe terroriste Etat Islamique. Ils sont répertoriés chez nous dans une banque de données active depuis septembre 2016, mais cette liste est incomplète. Le gouvernement fédéral a décidé de l’élargir. Le conseil des ministres a approuvé ce vendredi deux arrêtés royaux permettant d’introduire de nouvelles informations dans le système.

"On voit que le modus operandi du côté de IS a changé, explique Jan Jambon, ministre de la Sécurité et de l’Intérieur (N-VA), au micro de nos journalistes Loïc Parmentier et Thomas Kinet pour le RTLINFO 13h. Ils n’invitent plus des gens à venir en Syrie ou en Irak mais ils inspirent des personnes d’ici pour faire des actions, donc on a élargi la base de données avec les "homegrown terrorist fighters"."


Etat d'alerte 3

En Belgique, cela concerne 100 personnes sous surveillance. A cela s’ajoutent 30 prêcheurs de haine et 600 combattants partis à l’étranger. Cette banque complète de données terrorisme est accessible par tous les services : police locale et fédérale, Sûreté de l’Etat et OCAM, Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace.

La Belgique est toujours en état d’alerte terroriste 3 sur une échelle de 4. Il s’agit donc d’une menace "grave, possible et vraisemblable".

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