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La police peut désormais disposer d'armes de guerre pour faire face aux terroristes

La police peut désormais disposer d'armes de guerre pour faire face aux terroristes
 

Les polices locales et fédérale sont désormais autorisées à disposer d'armes semi-automatiques avec des munitions de guerre. Il s'agit d'équiper les agents face aux kalachnikovs AK-47, armes utilisées lors d'attaques terroristes par le passé. Ces armes sont aussi à même de stopper un véhicule, rapportent les titres de Mediahuis samedi. "Un nouveau calibre est autorisé qui maximise les chances de neutralisation", explique le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA).


"Une arme très populaire auprès des grands criminels et qui a été utilisée lors du bain de sang au Bataclan à Paris"

Les agents peuvent en conséquence utiliser des munitions bien plus lourdes de 7.62x35 mm. "Ce sont des munitions de guerre", explique l'expert en armurerie Eddy Van Herbrugge. "Un équivalent des balles dans un AK-47, une arme très populaire auprès des grands criminels et qui a été utilisée lors du bain de sang au Bataclan à Paris il y a deux ans. Avec ces munitions, un bloc moteur peut être percé pour arrêter un véhicule."


"Prendre conscience que les armes collectives des policiers n'étaient pas assez efficaces"

"Il fallait passer à plus de modernité"
, souligne samedi Vincent Gilles, président du SLFP Police, au sujet d'un nouveau calibre dont seront à l'avenir équipées les zones de police. "Cela concerne les armements collectifs", qui circulent dans les zones de police, et non des armes de poing des policiers, tient à préciser le syndicat. "La menace terroriste et les armes utilisées lors des attentats, principalement à Paris, ont fait prendre conscience que les armes collectives des policiers n'étaient pas assez efficaces", déclare samedi le ministre de l'Intérieur Jan Jambon aux journaux du groupe Mediahuis.


"Une charge de poudre supérieure"

Dès lors, les polices locales et fédérale bénéficieront à l'avenir d'un "nouveau calibre plus spécifique qui peut équiper différents types d'armes", souligne Vincent Gilles. "Les zones de police et les unités de la police fédérale ont en effet demandé une autorisation pour pouvoir tirer avec un calibre similaire au 5,56 mm OTAN, soit avec une charge de poudre supérieure", précise-t-il. Cela permet entre autres des tirs rapides à répétition. "Il fallait effectivement passer à plus de modernité", ce qui est le cas avec le choix de ce calibre multi-usage, pointe encore le SLFP. "Ces armes collectives, c'est un plus", mais la "première urgence" pour les syndicats reste la modernisation des armes de poing, qui équipent tout policier, ajoute Vincent Gilles. En effet, les munitions pour ces armes étaient jugées "non satisfaisantes" et "sous chargées". Des négociations ont eu lieu à ce sujet, qui ont abouti il y a sept mois. Les normes de munitions pour ces armes de poing ont également été modifiées pour être plus adaptées à la situation actuelle du terrain.  

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