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Theo Francken dépose plainte suite aux incidents de mardi soir à Verviers, sur fonds de vive opposition politique (vidéos)

Theo Francken dépose plainte suite aux incidents de mardi soir à Verviers, sur fonds de vive opposition politique (vidéos)
 
 

Un aller-retour express pour Theo Francken à Verviers hier soir. L'ancien secrétaire d'état a été accueilli par 200 opposants en colère, rejoints par la bourgmestre de Verviers, Muriel Targnion (PS). Chacun a exprimé son point de vue sur RTL info. Francken dépose une plainte contre X pour dégradation, et souhaite une enquête vis-à-vis du comportement de l'élue socialiste.

Mardi soir, Theo Francken a dû faire demi-tour à Verviers. Le ton est monté entre des manifestants principalement de gauche et d'extrême-gauche, s'opposant à la promotion de son livre sur sa politique migratoire, et quelques "sympathisants".

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration N-VA a déposé mercredi une plainte à la police pour des dégâts occasionnés à sa voiture. Le nationaliste flamand demande également qu'une enquête soit menée sur l'attitude de la bourgmestre Muriel Targnion (PS), présente parmi les manifestants et qui n'aurait, selon lui, pas essayé de ramener le calme lors des incidents.

Theo Francken s'est exprimé auprès de nos équipes. Il est étonné de l'ampleur du débordement. "Oui, j'ai été surpris car on a suivi tous les protocoles. C'est une organisation privée qui m'a invité pour écouter mon livre qui n'est pas raciste ni discriminatoire, mais qui explique ma politique migratoire", a expliqué l'ancien secrétaire d'Etat.

Il confirme que la présence de Muriel Targnion, bourgmestre socialiste de Verviers, l'a choqué. "J'ai vécu beaucoup de protestations depuis 5 ans, et je suis habitué, il n’y a pas de souci. Mais la liberté d'expression, ça fonctionne dans les deux sens: protester n'est pas un problème, mais déontologiquement, j'ai un souci et je me pose beaucoup de questions. Le bourgmestre est le responsable de la sécurité, de la police, de l'ordre public. Or elle choisit son camp, celui des manifestants, contre moi, je pense que ce n'est pas correct, je n'ai jamais vécu ça".

Selon certaines informations, il y avait des membres du groupe d'extrême-droit 'Nation', et des gens qui avaient des signes nazis. Ce qui aurait mis le feu aux poudres. "C'est de la désinformation de la FGTB et du PS, c'est incroyable. C'étaient des citoyens normaux. Il y avait une personne néo-nazie, et la police l'a empêchée de rentrer dans la salle. Et elle n'était pas inscrite, de toute façon".


Muriel Targnion "réprouve le populisme"

A quelques mois des élections, la bourgmestre PS de Verviers semble donc en pleine campagne et (re)positionne son parti contre l'extrême-droite. "Je souhaitais être parmi les manifestants, car je réprouve à 100% le populisme et l'extrémisme de Theo Francken", nous a-t-elle déclaré mardi soir.

Quant aux débordements qui avaient déjà eu lieu au moment de son interview, elle estime que "c'est normal qu'entre des gens de gauche et des gens d'extrême-droite, ce soit tendu, et heureusement que c'est tendu".

"Maintenant, ce que je souhaite, c'est que les gens de gauche qui sont là pour manifester utilisent les armes démocratiques et manifestent pacifiquement ; et n'utilisent pas les armes de ces connards d'extrémistes. Sinon, on n'est pas mieux qu'eux". Ce matin sur BEL RTL, elle a expliqué que "sur les 200 manifestants (anti-Francken), 170 étaient très calmes, et il y avait une trentaine d'agitateurs".

Un jeu qui profitera finalement aux deux partis: tant la N-VA que le PS renforcent leur position après une telle foire d'empoignes...


 

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