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La ministre Greoli ne comprend pas la grève des services publics wallons jeudi prochain: les syndicats veulent-ils vraiment risquer les pensions des fonctionnaires?

La ministre Greoli ne comprend pas la grève des services publics wallons jeudi prochain: les syndicats veulent-ils vraiment risquer les pensions des fonctionnaires?
 

La ministre wallonne de la Fonction publique Alda Greoli relève deux problèmes "majeurs" dans l'accord signé par le précédent gouvernement PS-cdH avec les syndicats de la Fonction publique, mais elle assure vouloir les résoudre, a-t-elle indiqué jeudi, au lendemain de l'annonce par la CGSP et la CSC d'un préavis pour une grève le 30 novembre prochain dans les services publics wallons.

Les syndicats reprochent notamment à l'attelage MR-cdH de vouloir détricoter des accords passés avec le gouvernement PS-cdH en termes de réduction du temps de travail (pour les plus de 60 ans et les personnes en travail pénible afin de leur permettre d'aménager leur fin de carrière), ainsi que sur la possibilité pour des contractuels de devenir statutaires.


A changer: les contractuels seraient favorisés par rapport au Belge lambda

"Quels sont les problèmes ? Un, lorsqu'on est contractuel et que l'on souhaite devenir statutaire, il faut passer, comme n'importe quel Belge, une série d'épreuves. Dans la convention sectorielle, il est indiqué que les contractuels peuvent 'passer' par une autre voie, ce qui reviendrait à dire qu'ils peuvent dépasser tous les autres Belges", relève Mme Greoli (cdH). Ce problème constitutionnel, déjà relevé par le Conseil d'État, "je veux qu'il soit résolu".


A changer: certains pourraient perdre une partie de leur pension

Un deuxième problème "majeur" concerne la réduction du temps de travail. "Le ministre fédéral des Pensions (le MR Daniel Bacquelaine, NDLR) nous avertit du danger d'une diminution de la pension de ces personnes parce que celle-ci est proratisée au niveau du temps de travail. J'ai demandé toutes les explications pour être certaine qu'il n'y ait pas de conséquence pour ces personnes en termes de droit à la pension."

La ministre affirme que les syndicats eux-mêmes soulèvent d'autres problèmes non résolus, comme la manière de compenser la réduction du temps de travail. "Ils soulignent aussi la difficulté pour ceux qui effectuent un travail sept jours sur sept".


Pourquoi faire grève dans ces conditions?

"L'accord signé par l'ancien gouvernement est-il applicable ou non ? Ce que je demande, c'est que l'on travaille sur les difficultés pour pouvoir résoudre tous ces problèmes dans le débat. J'ai dit aux délégations syndicales que je voulais m'inscrire dans le dialogue. Ce que je constate, c'est que lorsque l'on s'inscrit dans le dialogue, les syndicats font grève. Je continuerai quant à moi à m'inscrire dans le dialogue", affirme la ministre.

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