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Assailli de questions par les députés, Charles Michel s'est exprimé pour la première fois sur l'arrivée du président catalan destitué en Belgique

 

Ce matin, Charles Michel a été interrogé à ce sujet et a dû répondre aux questions des députés en commission de l’Intérieur à la Chambre. Pour le premier ministre, la crise se situe en Espagne et pas en Belgique. Arnaud Gabriel et François Xavier Van Leeuw ont compilé les réactions politiques pour le RTL INFO 13H.

Au total, plus de 11 questions ont été posées à Charles Michel. C’est la première fois depuis le 31 octobre et l’arrivée en Belgique de Carles Puigdemont que le premier ministre s’est exprimé. "Pourriez-vous me rappeler quelle est la ligne politique défendue par votre gouvernement?", a demandé Benoît Hellings, député fédéral Ecolo. "Quelle est la position du gouvernement belge, quelle est votre position de premier ministre?", a demandé Catherine Fonck, députée fédérale cdH. "Il y a aujourd’hui un problème belgo-belge du seul fait du comportement de certains ministres du gouvernement fédéral", a déclaré Olivier Maingain, député fédéral DéFI.

Le premier ministre répond: "La crise se situe en Espagne et pas en Belgique. Cette crise, bien sûr, a entraîné un certain nombre de commentaires politiques, dans la majorité, comme dans l’opposition, je le reconnais".


"L’Espagne utilise des méthodes de l’Ancien Régime"

Plus que jamais, la crise catalane alimente le débat politique. Les mots utilisés en commission par certains députés sont forts et les comparaisons parfois osées. "L’Espagne utilise des méthodes de l’Ancien Régime au XXIe siècle. Je me demande ce qu’ils vont encore trouver. Ils vont peut-être reprendre la guillotine ? Là-bas, tout est possible", a déclaré Barbara Pas, députées fédérale N-VA. "Je considère que je n’ai pas à me prononcer sur une décision de justice, ni en Belgique, ni dans d’autres pays européens. Deuxième point : notre diplomatie est solide, elle travaille au quotidien avec nos partenaires espagnols et avec les autorités européennes", a réagi Charles Michel.


"Attention, on est le siège des institutions européennes"

La réponse ne convainc pas tous les députés. "Ce qui est dérangeant, c’est que le porte-voix de ce pays, qui est la capitale de l’Europe, soit porté par les séparatistes et non par le premier ministre ou le ministre des Affaires étrangères", estime Julie Fernandez Fernandez, députée fédérale PS. "Tout ça n’est pas sérieux pour la crédibilité de la Belgique en Europe, et attention, on est le siège des institutions européennes", réagit Olivier Maingain.

Charles Michel prône pour le dialogue. C’est pour lui la seule manière de résoudre la crise.

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