Belgique - Politique ven 20 nov, 17:42
Qui remplacera Herman Van Rompuy et pour quoi faire ? Dès hier soir les présidents de parti ont commencé à marquer leurs positions. Marianne Thyssen pour le CD&V: le parti social chrétien flamand a indiqué qu’il ne fallait pas revoir l’accord de gouvernement et surtout ne pas toucher à l’équilibre au sein du gouvernement. C’est un événement extérieur qui oblige Herman Van Rompuy à quitter son poste a plaidé la présidente du CD&V: on le remplace, un point c’est tout.
A l’autre extrémité de la coalition, vous avez la position du mouvement réformateur. Position avancée à plusieurs reprises depuis quelques jours, qui consiste à rappeler que la famille libérale pèse plus lourd que la famille sociale chrétienne et que le poste de premier ministre devrait lui revenir. C’est une position que le Mouvement Réformateur est le seul à défendre. Elle aurait le désavantage de relancer une grande négociation.
En politique, tout se paye
En politique, tout se paye : si on changeait de premier ministre, il faudrait des compensations pour les néerlandophones en général, et pour le CD&V en particulier. Aujourd’hui, si vous écoutez bien les interviews, la plupart des hommes et des femmes politiques vont plaider pour la stabilité. Concrètement, cela veut dire : "Evitons une grande négociation. Continuons, en changeant le moins de chose possible".
Ne rien changer ne serait toutefois pas envisageable. Si Yves Leterme devient premier ministre, l’hypothèse la plus probable, il faudra un nouveau ministre des affaires étrangères. L’un des scénarios serait de faire glisser ce département prestigieux et très visible, du CD&V au MR. Mais même cette concession semblait rebuter le CD&V jeudi soir. Il y aura donc un peu de musculations dans les heures à venir.
Pour quoi ?
Après le "qui ?", le "pour quoi ?" : c’est la question communautaire. Tout le monde le sait, le grand dossier des mois à venir c’est Bruxelles Hal Vilvorde. Quelques éléments en vrac: …
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L’après Herman: Albert II a lancé les consultations