Belgique - Faits divers mar 22 déc, 20:12
Parties à 4h du matin de Londres, Stéphanie, sa belle-mère et deux de ses belles-soeurs, n'ont rejoint la gare de Bruxelles-Midi que vers 21 heures. Soit 17 heures de trajet pour rallier la Belgique. Sur toute la journée, il n'y a que les deux dernières heures pendant lesquelles elles savaient où elles allaient. Deux heures pendant lesquelles elles ont été prises en charge et ont pu monter dans un bus qui les a ramenées de Calais à Bruxelles. A part cette fin de parcours, rien n'était organisé. C'était le chaos total...
> VIDEO : LE REPORTAGE DU JOURNAL
Le convoi s'arrête
L'épopée de Stéphanie et de ses accompagnatrices a débuté à 4h du matin. Vu les problèmes rencontrés par Eurostar, elles ont embarqué dans un train qui devait les amener jusqu'à Douvres. Mais le premier contre-temps n'a pas tardé à arriver. A la mi-trajet, le convoi s'est arrêté, priant les passagers de bien vouloir descendre. "Ce qui était aberrant, c'est que l'on ne nous a jamais rien communiqué. On nous a demandé de descendre, comme ça, sans rien expliquer", a indiqué Stéphanie.
Plusieurs heures de marche pour trouver un bus
Seules avec leurs valises, les quatre aventurières ont décidé de prendre un bus pour rejoindre Douvres. "Il n'y avait rien d'organisé. Ils nous ont laissées comme ça, avec nos valises. A nous de nous débrouiller alors que l'on ne savait pas où on était", a-t-elle ajouté. Après plusieurs heures de marche, elles ont enfin trouvé un bus pour les conduire à Douvres. Mais ce bus ne les a pas déposées au port, mais en plein centre de Douvres. "A nouveau, on a dû trouver notre chemin, marcher plusieurs kilomètres, et le tout avec nos valises", a expliqué Stéphanie.
"Des gens essayaient de nous prendre nos tickets pour ne plus faire la file"
Une fois au port, les filles pensaient être au bout de leurs surprises. Mais là, des centaines de personnes dans leur cas, extrêmement énervées, faisaient déjà la file pour acheter des tickets. "On a fait plus de deux heures de file pour acheter des tickets pour le ferry. Ensuite, la pièce était tellement bondée que, avec nos tickets en main, on a mis plus d'une heure pour en sortir et rejoindre le ferry. C'était de la folie ! Il y a même des gens qui essayaient de nous prendre nos tickets pour ne plus devoir faire la file", a ajouté la jeune femme.
"Rien n'était organisé"
Une fois sur le bateau, les quatre voyageuses ont enfin pu souffler. Arrivées à Calais, la chance leur a enfin souri. Des policiers français ont accueilli les passagers du bateau et les ont dirigés là où ils devaient aller. Les quatre Belges ont alors trouvé un bus qui les a directement conduites à la gare de Bruxelles-Midi. Une fin de trajet plus paisible, mais qui ne leur fera pas oublier ce qu'elles ont vécu. "Le pire, c'est que rien n'était organisé. On nous a laissées comme ça, avec nos valises. Eurostar a promis des billets aller-retour aux clients lésés par leurs pannes. Pour ma part, ils peuvent s'étouffer avec", a conclu Stéphanie.












Le calvaire de l'Eurostar: "Si on avait pu rentrer à la nage, on l'aurait fait!"