Belgique - Faits divers mar 2 fév, 9:45
Au début des années 80, les images des tueries du Brabant ont semé la terreur dans toute la Belgique, rappelle Adel Lassouli. Ces atrocités ont causé la mort de 28 personnes en tout, parmi lesquelles des enfants. Trente ans plus tard, cette vague de tuerie reste une énigme. Mais, le journaliste d’investigation Guy Bouten a mené l’enquête de son côté, durant cinq ans. Il révèle un scénario interpellant : d’après lui, les tueries du Brabant sont à mettre sur le compte d’un groupe organisé d’extrême droite, très puissant.
D’après Guy Bouten, cette organisation puissante d’extrême droite luttait, à l’époque, contre le communisme et tout ce qui pouvait menacer l’esprit sécuritaire défendu par les Américains, notamment. Dès lors, cet organisme voulait montrer à la population belge qu’il ne fallait pas suivre les divers mouvements de paix qui émergeaient chez nous, parce que les menaces pesaient sur notre pays.
Effrayer les Belges pour leur prouver qu’il faut se sécuriser
L’organisation aurait alors voulu atteindre cet objectif en effrayant les Belges. Or, ce réseau aurait dérapé sérieusement, s’éloignant de ses objectifs premiers, en devenant une organisation criminelle, explique Guy Bouten. "Bruxelles était, à l’époque, considérée comme le ventre mou de l’Europe, explique le journaliste. Il y avait le SHAPE à Casteau, l’OTAN à Evere et la Communauté européenne, et aussi un mouvement de paix, très fort, qui s’opposait à l’installation des missiles américains. Donc, d’une part, il fallait organiser une sorte de terrorisme pour effrayer l’opinion publique, mais d’autre part, ce même réseau a dérapé et a fait de ses propres actes, des actes criminels pour s’enrichir ou pour faire plaisir aux commanditaires haut placés".
Des ministres de renom impliqués dans les tueries ?
Les tueries du Brabant seraient, d’après Guy Bouten, l’œuvre d’une kyrielle de personnages : terroristes, trafiquants d’armes ou de drogue, gendarmes ou militaires. Toujours selon le journaliste, ces personnes se rassemblaient dans leurs idées d’extrême droite. Il révèle également le rôle de la CIA, ainsi que celui de certains hommes politiques de renom. "Comme un fil rouge, on voit quand même souvent le nom de Paul Vanden Boeynants, ex-Premier ministre et ministre de la Défense, qui était mêlé dans des dossiers de drogue et de trafic d’armes, j’en apporte les preuves. Il connaissait très bien certaines personnes impliquées", révèle Guy Bouten.









Politiciens de renom impliqués dans les tueries du Brabant?