Belgique - Faits divers dim 15 nov, 12:45
C'est seul et par ses propres moyens que le père de Younes s'est rendu aux autorités. L'homme a subi un interrogatoire prolongé par la police locale de Comines-Warneton avant de répondre aux questions de la police fédérale à Tournai. En tout, il a enduré 8 heures d'audition. Au terme de ces interrogatoires, il est rentré libre et sans inculpation.
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Désormais, le parquet de Tournai ne communique plus de nouveaux éléments à la presse pour ne pas perturber le bon déroulement de l'enquête. Ajoutons encore qu'après l'interrogatoire du papa de Younes, c'est sa mère qui a été entendue par les enquêteurs.
Les résultats de l'autopsie sont connus
Les enquêteurs connaissent désormais les résultats de l'autopsie qui a été réalisée sur le corps du petit Younes. Selon nos informations, les résultats indiqueraient plusieurs choses. Tout d'abord, le petit garçon n'avait pas inhalé de l'eau avant de tomber dans la Lys. Cela voudrait donc dire qu'il était déjà mort avant d'être mis dans l'eau. Il ne portait pas de liens aux bras ou aux jambes et ne présentait aucun coup consécutif à un choc avec un quelconque véhicule.
Ces informations annuleraient donc la thèse d'un accident. Pour l'instant, le procureur de Roi de Tournai a refusé de confirmer ou d'infirmer ces informations. Elle demande uniquement qu'on laisse travailler les enquêteurs dans la plus grande sérénité.
Un dernier itinéraire peu probable
Dans le quartier où habitait Younes, tout le monde cherche à tracer les différents itinéraires qu'aurait pu emprunter en pleine nuit le petit garçon pour arriver jusqu'à la Lys. "L'hypothèse dit qu'il serait sorti et parti par la droite. Juste après, il aurait du reprendre à droite et puis à gauche. C'est un chemin qu'il connaît depuis qu'il est tout petit", a déclaré David Kiriakudis, un habitant du quartier.
Très rapidement pourtant, les hypothèses se multiplient. "On est à peine à 50 mètres de la maison que se pose déjà la première énigme où il aurait pu partir dans différentes directions", a ajouté le riverain.
Ensuite, une fois les quartiers urbains passés, le petit aurait dû traverser les champs, dans le noir le plus total, pendant près de deux kilomètres. "Je connais bien la région et je ne vois pas où il aurait pu passer à part ici. Pourtant, même un adulte éviterait de traverser ces champs la nuit. Ce n'est pas éclairé et ce n'est pas très rassurant", a expliqué David Kiriakudis.













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