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Pourquoi cet échevin ucclois est-il subitement devenu "suspect" dans l'affaire du Kazakhgate ?

Pourquoi cet échevin ucclois est-il subitement devenu
 

Des notes de frais et d'honoraires, qu'il a adressées à l'avocate du "trio kazakh" Catherine Degoul pour cette intervention, intéressent la justice.

Dans le dossier dit du Kazakhgate, l'échevin des Travaux et de la Mobilité d'Uccle, le MR Jonathan Biermann, est passé discrètement, il y a deux ans environ, du statut de "témoin" à celui de "suspect" aux yeux de la justice, peut-on lire vendredi dans Le Soir, qui se base sur un document judiciaire consulté avec des journalistes du Standaard et du Vif.

En octobre 2015, Jonathan Biermann, qui est également avocat, a en effet été convoqué, et entendu, en qualité de suspect, de "faux, usage de faux et complicité de trafic d'influence". Il l'est encore actuellement, selon l'enquête menée par les trois médias.

L'avocat Biermann est intervenu en 2011 dans le dossier Kazakhgate comme conseil de Natalia Kajegueldina (ou Kazhegeldina), épouse de l'ancien Premier ministre du Kazakhstan. Ce sont des notes de frais et d'honoraires qu'il a adressées à l'avocate du "trio kazakh" Catherine Degoul pour cette intervention qui intéressent la justice.


Un triangle financier...

 

Biermann tenait son mandat d'un avocat de Washington, Edward Lieberman, auquel il a adressé à l'époque ses demandes de provision d'honoraires, relativement limitées (10.000, puis 15.000 euros). Il ne devait en théorie pas être payé par le "trio kazakh", mais se rend compte lorsqu'est scellée la transaction pénale de juin 2011, qui concerne aussi sa cliente, que Lieberman et Catherine Degoul ont pris ensemble un arrangement financier qui doit notamment passer par lui.

Sur instruction, tantôt de Lieberman, tantôt de Degoul, il aurait donc ensuite adressé différentes notes de "frais" et d'honoraires à cette dernière, percevant finalement en différentes tranches un montant total de 135.000 euros (au lieu des 25.000 provisionnés), en très grande partie versés directement par Catherine Degoul.

Selon Jonathan Biermann, c'est bien Catherine Degoul qui lui a demandé "d'établir plusieurs notes d'honoraires", et a également, en ce qui concerne la dernière, de 60.000 euros, "indiqué la communication, ainsi que le montant d'ailleurs". Cette communication, "fantaisiste" ("Consultation Afrique centrale"), ne laisse pas apparaitre le lien avec le dossier kazakh. Catherine Degoul, interrogée en juin 2016 à ce sujet, a contesté les propos de l'avocat, indiquant ne jamais lui avoir dicté des communications.

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