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Mischaël Modrikamen réfute les accusations de fraude et dénonce une perquisition politique

Mischaël Modrikamen réfute les accusations de fraude et dénonce une perquisition politique
 

(Belga) Le président du Parti populaire (PP), Mischaël Modrikamen, a bien fait l'objet d'une perquisition mercredi dernier dans le cadre d'un dossier de faux et usage de faux et fraude aux subsides européens, a-t-il confirmé mardi lors d'une conférence de presse. Le président du PP se dit "l'homme à abattre".

La perquisition de mercredi dernier est la quatrième depuis 2010, a-t-il relevé. Pour autant, personne n'a été interrogé et aucun interrogatoire ne devrait avoir lieu avant janvier. "A part savoir que ça a un rapport avec l'Europe, nous n'avons rien de plus sur les détails du dossier", a souligné Mischaël Modrikamen. L'Alliance pour la démocratie (ADDE), le parti européen auquel le PP est affilié, est dominé par le Ukip, le parti europhobe du Britannique Nigel Farage. L'ADDE s'était déjà retrouvé dans le viseur du Parlement pour avoir sollicité des fonds européens destinés à financer des "dépenses non-éligibles", liées notamment à des activités politiques de la formation de Nigel Farage au Royaume-Uni - des sondages en amont d'élections générales britanniques et du référendum du 23 juin 2016 qui a conduit le pays à décider de quitter l'UE. "Nous avons attaqué le refus du Parlement européen devant la Cour de Justice de l'Union européenne. Le recours est toujours en cours", a relevé le président du PP. La perquisition de mercredi dernier, et les soupçons de fraude émis par le Parlement européen, s'inscrivent dans un contexte de défiance vis-à-vis des partis "eurocritiques", estime M. Modrikamen. "Nos observations concernant ces dépenses non-éligibles n'ont pas été prises en compte par le bureau du Parlement européen, qui nous a refusé le droit de venir en discuter en personne", s'indigne encore le président du PP. Ce qui était "une question technique devient tout à coup un cas de fraude". Pour lui c'est clair: il est l'homme à abattre. "C'est désagréable, mais ça n'entame en rien ma détermination à changer ce pays, à apporter une vision nouvelle", conclut-il. (Belga)

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